Peste, degré 2

La mort masquée a frappé un grand coup sur le revêtement boisé du sol de ce palais des agôns. Sur cet épicentre, le bruit assourdissant des vivas du public a laissé place à un son nettement moins glorieux. Un huis clos qui fait entendre distinctement le crissement insupportable des semelles et le rebond de la balle qui se mue en glas, comme pour rappeler le caractère mortifère de cette plaie. Mais la déflagration de ce coup donné à Mahamasina a provoqué des remous moins subtils dans un autre palais. Celui des primats. Ou des primates, c’est selon. Là-bas, le silence a été déchiré par une valse à contre-temps cacophonique de sirènes bleues et rouges. Preuve que ce gouverne qui ment de Mahazoarivo prend enfin au sérieux poumons et éventuels bubons. Preuve qu’il est capable de ressentir de la honte.

P _ S _ _ (jeu du pendu de circonstance, post-scriptum de légèreté):
Singeant un Camus qui a dépeint l’isolement d’Alger, les seules préventions que je prodiguerai seront de fuir (comme la « … », vous connaissez l’expression) les conversations et les pseudos qui comportent le mot « puce » (« coucou ma puce », « pupuce » par exemple) et de vous mettre à distance des postillons de vos semblables. Valables sur les réseaux sociaux et dans la vie réelle, cela va sans dire.

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